II- Développement socio-économique et environnement

Publié le par mpaalger

1.     Introduction 

Un programme économique et social vise avant tout le développement humain, c'est-à-dire  le bien-être des citoyens dans un environnement qui favorise leur épanouissement. C’est ce qui justifie l’intégration dans un même chapitre des orientations et recommandations du présent programme en matière de politiques économique, sociale et environnementale. En effet, le développement économique et un environnement sain et propice sont une condition essentielle à l’épanouissement et au bien-être social. Les défis écologiques et énergétiques de la planète sont, quant à eux, élevés désormais au rang de préoccupation majeure, la notion de développement durable s’imposant chaque jour davantage tant aux pays industrialisés qu’à ceux engagés sur la voie du développement. De plus, la thématique environnementale dépasse les frontières de la seule préoccupation écologique pour intégrer d’autres critères fondamentaux dans l’activité économique comme le climat des affaires, la transparence des marchés et des transactions, le niveau de la corruption et le poids de la bureaucratie et, dans l’appréhension de la qualité de la vie, des données liées à l’environnement urbanistique, la sécurité des personnes et des biens,  etc.

Ce chapitre traite du développement socio-économique soutenu et élargi aux échelons local et national, conformément à une approche territoriale qui suppose une décentralisation réelle, maîtrisée et efficace.  

Au plan économique, l'effondrement du bloc socialiste qui a consommé la faillite du collectivisme n'a pas entrainé la chute de sa classe dirigeante. Celle-ci, non préparée, censée mener notre pays vers l'économie de marché ne s’est malheureusement pas départie de la mentalité et des réflexes hérités de l’économie administrée.

Cette démarche dont on n'a pas encore mesuré les conséquences, a provoqué un retard considérable dans la mise en œuvre des réformes et d'un environnement profitable à l'entreprise algérienne.

Cette absence de stratégie économique, à moyen et à long termes, a éloigné des investisseurs potentiels en attente d'une politique claire en faveur de l'économie de marché. 

Les réformes, pourtant indispensables, que certains continuent de fuir, pendant que d'autres les reportent aux calendes grecques, sous diverses arguties ne trompent plus personne.

Le statu quo actuel, caractérisé  par un système économique hybride, s'il arrange les rentiers, freine considérablement le développement et hypothèque dangereusement l'avenir du pays.

Les faillites répétées des différentes politiques de perfusion financière à l'endroit du secteur étatique  lors des différents assainissements et restructurations ont coûté  cher aux citoyens et ont été sans bénéfices durables. Ce secteur, en éternelle convalescence, est incapable, comme dans tous les pays du monde, de performances à même de produire une croissance économique créatrice de richesses et susceptible de contribuer de manière déterminante à la résorption du chômage   

L'économie de marché, encore à  ses balbutiements, ne peut donc réussir dans un environnement dominé  par un secteur collectiviste. Pour cela, une politique courageuse de privatisation qui veille sur l'emploi et l'outil de production est une nécessité vitale et une urgence. Cette option et sa mise en œuvre sera un signe fort en direction des investisseurs tant nationaux qu'étrangers. 

Pour des intérêts inavoués, le nationalisme étroit est encore invoqué par le dernier “carré des socialistes algériens" pour qui la privatisation équivaut au bradage des richesses et au renoncement à la souveraineté nationale. Un pays qui n'arrive pas à privatiser des magasins d'état et des hôtels ne peut s'insérer dans l'économie de marché dont la mondialisation est une réalité qui se fera avec ou contre nous.

Il en est de même du foncier agricole qui souffre toujours de pesanteurs idéologiques, certes liées à  notre histoire, et qui doit être libéré et encadré rigoureusement. Cela permettrait les investissements privés que requièrent la modernisation et le développement de notre agriculture qui a des réserves de capacité  à même de l'élever au niveau des standards internationaux ainsi que de réduire d'une part,  notre facture alimentaire qui grève dangereusement notre budget et d'autre part améliorer notre sécurité  alimentaire.

Un certain nombre de préalables doivent être levés en vue d'une mise en place d'une économie de marché  efficace dans le cadre d'un nouveau monde globalisé. Une mise à  niveau générale de l'économie du pays s'impose par un certain nombre de réformes qui sont devenues urgentes.

De même, une solution doit être trouvée au marché informel qui représente une part beaucoup trop importante de l'activité économique nationale. Il menace dangereusement la stabilité économique et politique du pays.

L'ensemble des opérateurs du secteur informel doivent être intégrés dans le circuit officiel afin qu'ils contribuent réellement à la création de richesses et d'emplois. 
 
 Une république démocratique, moderne et sociale est une république qui veille à ne laisser aucun de ses enfants au bord du chemin. Elle met en œuvre une politique sociale qui permette la protection de toutes celles et tous ceux qui n’ont pas ou qui n’ont plus les moyens de s’insérer convenablement dans la dynamique sociale et sont, de fait, incapables de se prendre en charge. Mais une politique sociale juste et efficace ne peut s’accommoder de la généralisation de la culture de l’assistanat. Le rôle de l’Etat est avant tout de développer des politiques qui permettent à chacun d’avoir un travail grâce auquel il pourra se nourrir, se loger, fonder un foyer s’il le souhaite, se soigner et développer des activités culturelles et de loisirs. La dignité de chacun passe par une activité qui le conforte dans son sentiment d’être utile à la société. Il n’en demeure pas moins que les politiques de santé et de sécurité sociale, des retraites, du logement et d’aide organisée et ciblée, en direction des personnes et des catégories les plus fragiles, doivent être mises en place ou améliorées pour celles qui existent déjà.

Partout dans le monde les préoccupations environnementales sont en première ligne. L’Algérie ne peut faire exception à la règle, d’autant plus qu’il s’agit d’un vaste pays, riche de son Sahara, de sa côte méditerranéenne, de ses massifs montagneux, de ses plaines et de ses hauts plateaux. La préservation de cette nature riche devra passer au rang de priorité nationale. Ce faisant, il s’agira de préserver des atouts considérables en matière d’agriculture et de tourisme, entre autres. Il est impératif de développer une politique de l’urbanisme et de l’habitat rural conformes aux objectifs de la préservation des milieux naturels et de     promouvoir une architecture qui allie authenticité, esthétique et modernité.

Dans tous les cas, qu’il s’agisse des secteurs évoqués dans ce chapitre ou d’autres encore, l’évaluation de toutes les politiques publiques reste à faire.     

Reformes urgentes 

Réforme du foncier :

Les contraintes imposées par la rigidité  de l'offre du foncier qu'il soit dans le domaine industriel, agricole ou du logement doivent être levées.  Les terrains doivent être mis à disposition  des demandeurs en quantité suffisante et à un prix raisonnable. Le plus grand pays d'Afrique ne doit pas souffrir d'un problème de foncier. 

Réforme bancaire :

Le système bancaire algérien est très certainement l'un des plus archaïques du monde. L'hégémonie des banques publiques en est la principale cause. La privatisation immédiate de ce secteur est un impératif. Aucune politique économique ne peut être envisagée avec le système bancaire actuel. 

Réformes fiscale et douanière :

Ces deux secteurs doivent être réformés dans le sens du soutien à l'entreprise économique algérienne en simplifiant les procédures et en réduisant les charges inutiles qui handicapent sérieusement la compétitivité de nos entreprises notamment à leur création. 

Réforme administrative :

Il est indispensable de réduire le maquis  juridique qui régit les entreprises algériennes. Cette politique doit viser à simplifier au maximum l'ensemble des procédures liées notamment à la création d'entreprises. 

Climat de l’investissement et des affaires 

Toute politique viable de promotion de l’investissement passe par l’assainissement et l’amélioration du climat des affaires. Un certain nombre de dispositions doivent être prises et des actions soutenues pour ce faire, entreprises. Parmi les plus importantes on citera :

la révision du cadre règlementaire de promotion et de soutien de l’investissement national ;

l’allègement des procédures de création des entreprises qui induiraient une réduction des délais de réalisation et d’entrée en activité ;

la mise à disposition de crédits de financement et l’accord d’avantages fiscaux ;

le développement de l’approche territoriale et de pôles économiques régionaux accompagnés d’un soutien à l’investissement local ;

l’accompagnement effectif de l’investisseur et des créateurs d’entreprises avec un dispositif spécifique renforcé  pour les jeunes entrepreneurs ;

l’identification des territoires et des zones à promouvoir et à mettre à niveau, auxquelles il conviendra d’accorder des avantages spécifiques ;

un programme de lutte contre la corruption et la bureaucratie et promotion de l’Observatoire de lutte contre la corruption ;

le développement de campagnes de sensibilisation en matière de corruption en vue de protéger et de prévenir les citoyens, les fonctionnaires et les élus ;

la réhabilitation de l’autorité  de l’Etat et le renforcement à tous les niveaux de la sécurité  des personnes et des biens.

 

Développement économique, croissance et emploi 

L’entreprise en général et les PME en particulier, parce que ce sont de grandes pourvoyeuses de postes d’emploi, doivent être au cœur de toute stratégie de développement économique et social durable. C’est l’entreprise qui garantit une relance effective de l’emploi et la création de richesses. En vue d’encourager la création et le développement d’un tissu d’entreprises à même de dynamiser l’économie nationale et le marché de l’emploi, il convient, entre autres de :

diversifier l’activité économique nationale pour sortir le pays de l’économie pétrolière qui l’installe dans un système rentier peu propice à l’effort et à l’innovation ;

soutenir et accompagner les PME et doper ainsi la création d’emplois ;

renforcer le partenariat en améliorant, notamment, l’environnement entrepreneurial tel que préconisé  dans le paragraphe précédent ;

mettre en place des programmes d’accompagnement des entreprises en matière de Conseils, de Finances, de Formation et de Maîtrise ;

privatiser les entreprises étatiques qui n’ont pas de vocation de service public et/ou en ouvrir le capital ;

lancer de grands chantiers pourvoyeurs d’emplois ;

redéfinir et optimiser les programmes de soutien à la création d’emplois ;

éliminer progressivement l’activité  et l’emploi informels, de même que l’emploi précaire ;

mettre en place une stratégie nationale de valorisation des compétences et des savoir-faire et assurer leur prise en charge effective ;

mobiliser des compétences nationales installées à l’étranger dans le cadre d’un partenariat contractualisé  et autour d’actions clairement définies par différentes structures et secteurs sociaux et économique. Une telle mobilisation suppose, en amont, une mise en plan d’une structure chargée de gérer le potentiel humain à l’étranger ;

impliquer les populations et les organisations sociales dans le développement de leurs territoires ;

initier et soutenir des projets de proximité rurale et assurer leur accompagnement et la mise en place d’un dispositif de leur financement, tout en renforçant le partenariat local et le soutien aux comités techniques locaux ;

mettre en place un programme d’actions spécifiques au profit des zones sensibles telles le Grand Sud et le Sud, les zones frontalières, les zones rurales et de montagne et les zones déshéritées, et lancer un programme de mise à niveau de ces territoires ;

encourager l’investissement dans les industries électroniques et les métiers de l’informatique ;

encourager la création d’ateliers et de petites et moyennes entreprises pour reconstituer un tissu industriel et mettre à l’ordre du jour la production locale de produits manufacturés ;concevoir et mettre en œuvre une politique de fixation des populations notamment par le développement de l’emploi local et l’amélioration de leur cadre de vie.

Agriculture, pêche, hydraulique et sécurité alimentaire 

Les bouleversements climatiques et le réchauffement de la planète, ajoutés au spectre toujours présent de la crise énergétique ont négativement influé sur la capacité  de la planète à nourrir ses sept milliards d’habitants. Aujourd’hui, environ un milliard d’être humains souffrent de sous-alimentation et de malnutrition et des milliers en meurent chaque jour, en particulier des enfants, à l’image du drame qui se joue dans la corne de l’Afrique. La course aux énergies alternatives a provoqué le transfert, comme aux Etats-Unis et aux Brésil, de surfaces agricoles considérables de leur vocation d’agriculture alimentaire à celle de cultures orientées vers la production d’ « énergie verte ». Les surfaces cultivables destinées à la chaîne de l’alimentation humaine s’avèrent donc de plus en plus insuffisantes pour répondre à la demande mondiale, ce qui, additionné à la spéculation des milieux financiers, a provoqué une envolée des prix des denrées et des produits alimentaires sur le marché international. Ainsi, en Algérie, la facture alimentaire ne cesse d’augmenter et, avec prés de 10 milliards de dollars, c'est-à-dire un quart du volume des importations,  se situe parmi les tout premiers chapitres du budget consacré a l’importation. La sécurité alimentaire devient alors un objectif stratégique. Aussi, à défaut de prétendre dans l’immédiat à l’autosuffisance, le pays doit-il développer une stratégie à même de réduire progressivement sa dépendance vis-à-vis des marchés extérieurs. Pour ce faire, trois secteurs méritent toute l’attention : l’agriculture et l’élevage, la gestion des ressources hydriques et la pêche.

Pour engager le pays dans la voie de la sécurité alimentaire tout en favorisant la création d’emplois, quelques mesures et actions phares peuvent être évoquées :

régler le problème de la propriété des terre agricole et mettre en exploitation, dans les meilleurs délais l’ensemble des surfaces non exploité ;

développer une politique de préservation des surfaces cultivables et de pâturage, en adéquation avec une politique d’urbanisation qui cesse de s’accaparer des surfaces précieuses, surtout dans la bande littorale ;

promouvoir une politique d’encouragement de l’activité agricole en facilitant l’accès aux terres et au financement des projets, appuyés par un système fiscal avantageux. Des organismes locaux chargés du suivi de ces projets et d’apporter conseils et assistance aux agriculteurs concernés doivent être mis en place ;

encourager l’agriculture saharienne et de montagne ;

promouvoir la production agricole destinée à la transformation industrielle en encourageant les projets d’exploitations intégrées dotées de lignes industrielles de transformation ;

prendre en charge les facteurs de production, de stockage et de prix ;

adapter la politique agricole et agro-alimentaire aux priorités nationales et à la sécurité  alimentaire, tout en encourageant la production de produits de qualité  internationale, notamment les produits « bio » et des produits hors saison à forte valeur ajoutée destinés à l’exportation ;

encourager l’élevage notamment en assurant la disponibilité des aliments de bétail à des prix accessibles et en assurant une couverture vétérinaire convenable ;

multiplier les filières d’élevage et mener de véritables campagnes d’éducation alimentaire en vue de diversifier les sources de protéines animales et de réduire progressivement la pression qui pèse sur le marché des viandes ovine et bovine et sur celui de la volaille réduit quasiment au seul poulet de chair ;

prendre les dispositions nécessaires pour empêcher l’exportation illégale du cheptel aux frontières est et ouest ;

augmenter les capacités nationales de stockage et de transformation des viandes ;

développer et diversifier la filière laitière et encourager l’industrie laitière ;

persévérer dans l’effort de construction de barrages et multiplier les retenues collinaires de petite et moyenne importance partout où cela est utile et possible ;

mener les études nécessaires pour l’exploitation raisonnable de la réserve considérable d’eau du sous-sol saharien afin de développer une agriculture spécifique dans la région ;

renforcer la flotte de pêche et multiplier de petits ports et les zones d’échouage contrôlées pour encourager la pêche artisanale et assurer une meilleure exploitation des ressources halieutiques sans mettre en péril leur renouvellement ;

multiplier les ateliers de conserverie de poisson bleu dont les stocks sont importants sur les côtes algériennes, d’autant plus que la qualité de nos huiles permettrait l’obtention de produits de qualité, pouvant prétendre à l’exportation ;

encourager l’aquaculture et développer les moyens de conservation par le froid ;

prendre les mesures nécessaires pour mettre un terme à la pratique illégale de troc en haute mer.

Tourisme, artisanat, transport et environnement

A travers le monde, le tourisme est élevé au rang de véritable industrie. Il représente 5% du PIB mondial et offre près de 7% des emplois à l’échelle planétaire. Dans certains pays, à l’instar de nos voisins, il constitue même l’une des premières activités génératrices de ressources. L’Algérie a un énorme potentiel en la matière, mais il reste désespérément inexploité, faute de politiques appropriées. Tourisme d’affaire et tourisme balnéaire, saharien, thermal, culturel et de montagne peuvent tout à la fois être développés. Mais le retard accumulé  est tel que des années d’efforts, d’investissements, d’éducation et de formation sont nécessaires pour élever le secteur au niveau des légitimes ambitions en la matière. La préservation et le développement des savoir-faire en matière d’artisanat local, la protection scrupuleuse de l’environnent naturel et une conception attrayante avec un cachet local de l’architecture urbaine sont des facteurs fondamentaux dans le développement de l’industrie touristique. Le chantier est immense et demande des dispositions, des actions et des initiatives multidirectionnelles.

Il s’agit, entre autres, de :

privatiser l’ensemble des structures hôtelières ;

veiller à développer une architecture urbaine et rurale qui allie esthétique, authenticité et confort moderne, et inciter les autorités locales à faire de la propreté  de leurs villes et village une priorité ;

prendre toutes les initiatives nécessaires pour la sauvegarde et la protection de l’environnement naturel, particulièrement en matière de gestion des déchets et créer, au besoin, une police locale de l’environnement dotée du pouvoir de verbaliser ;

assurer la sécurité des personnes et leur libre circulation sur l’ensemble du territoire national ;

renforcer le transport public et en améliorer la qualité des prestations ;

persévérer dans le développement du transport ferroviaire ;

restructurer et développer les transports aériens et maritimes en encourageant les opérateurs privés ;

améliorer la qualité et l’entretien des routes, chemins et autres voies de communication ;

améliorer la qualité de l’accueil et des services partout et à tous les niveaux, ce qui passe par une formation de qualité et une éducation qui remette à  l’honneur l’hospitalité et la politesse traditionnelle dans nos cultures locales ;

faciliter l’investissement dans les zones d’extension touristique en veillant au strict respect de cahiers de charge précis ;

encourager l’investissement dans la construction d’hôtels de grand et moyen standing ;

favoriser la multiplication de petites auberges dans les zones rurales et semi-rurales ;

encourager la création de villages touristiques dotés d’infrastructures artisanales et culturelles ;

privatiser les stations thermales et les doter d’infrastructures hôtelières, sanitaires, culturelles, sportives et de loisirs ;

ouvrir des écoles hôtelières performantes et améliorer la qualité de la formation dans celles existant en faisant appel, au besoin, à un encadrement étranger de haut niveau ;

multiplier les agences de tourisme et entreprendre une vaste campagne de promotion de la destination Algérie en utilisant tous les canaux de communication et tous les supports médiatiques, en particulier les espaces en ligne ;

promouvoir le tourisme maritime par l’organisation de croisières le long des côtes et de manifestations sportives liées à la mer ;

inciter les opérateurs à offrir des formules attractives ;

promouvoir de grandes manifestations culturelles à caractère local et international ;

entreprendre une véritable entreprise de sauvetage des vieux métiers de l’artisanat qui se perdent en encourageant la transmission des savoir-faire et en créant les conditions de la perpétuation de la production et les opportunités de la commercialisation et de l’exportation des produits ;

organiser des fêtes et des foires nationales annuelles en l’honneur des produits de l’artisanat. 

Démographie, développement humain, logement et politique sociale 

L’Homme est à la fois l’acteur incontournable du développement et son objectif ultime. Aussi le citoyen doit-il se situer au cœur de toute politique en la matière pour en être le premier bénéficiaire. Et, en premier lieu, les femmes et les jeunes, qui constituent des pans largement majoritaires de la société  mais qui, paradoxalement, sont les plus marginalisés de la vie politique et économique du pays. Le développement humain dans une société  se mesure à l’aune de l’accès à certains droits, dont celui de se loger décemment, d’accéder à une éducation et à des soins de qualité et de prétendre à un certain confort. Un niveau de développement convenable passe par l’accès des citoyens aux services de base, une politique de population basée sur la maîtrise de la natalité et intégrée au plan de développement national, un système scolaire et de formation performant et de qualité, l’accès généralisé aux nouvelles technologie de la communication, une réelle équité sociale, une politique audacieuse en matière de lutte contre la pauvreté et la précarité et une réelle intégration des femmes et des jeunes dans la société. Les quelques pistes ouvertes ci-dessous constituent le minimum à entreprendre en la matière :

mise en œuvre de politiques de populations adaptées aux caractéristiques des espaces de vie et des territoires et d’une politique de natalité propre ;

mise en place de mécanismes de prise en charge des personnes âgées et d’une politique spécifique envers les jeunes ;

lancement d’un programme national de lutte contre l’analphabétisme ;

amélioration de la qualité  des enseignements et de la formation et lutte contre les déperditions scolaires ;

implication des femmes dans la vie politique, économique et sociale et valorisation de leurs métiers et savoir-faire ;

ciblage affiné et soutien aux populations démunies et mise en place d’un dispositif efficace de leur intégration dans la vie active ;

soutien aux territoires pauvres et enclavés, et lutte contre l’habitat précaire et ses effets sociaux, économiques et politiques ;

lutte contre la dégradation du niveau de vie et des revenus des citoyens ;

 réduction des inégalités par l’amélioration, notamment, de l’égalité d’accès aux services de bases et par la lutte contre les abus et pour le respect de l’état de droit ;

généralisation et amélioration du système de sécurité sociale conjugué à un meilleur accès au médicament et à un système de santé équitable et de qualité ;

développement de l’industrie pharmaceutique et développement de la production du médicament générique ;

mise en œuvre d’une politique de solidarité personnalisée et de proximité en direction des citoyens les plus démunis ;

mise à niveau du système des retraites pour garantir au bénéficiaire un revenu permettant une vie décente ;

dispositifs de prise en charge des personnes vulnérables, diminuées ou handicapées ;

mise en œuvre d’une politique étudiée du logement qui suppose la libération du foncier, la création de nombreuses entreprises de bâtiment, une politique locative encadrée, la facilitation de l’accès au crédit-logement, la distribution des logements sociaux par les APC et non par l’administration et la revalorisation et le soutien à l’habitat rural ;

programme d’actions écologiques visant à arrêter les dégradations environnementales au niveau local ;

spécialisation d’unités d’intervention et implication des populations et de la société civile dans des opérations de préservation ou d’amélioration de l’environnement ;

promotion de programmes en matière de détente et de loisirs et aménagement de sites adaptés en milieu urbain et rural ;

créer des institutions locales chargées de la mise en place de politiques de détente et de loisirs et de l’aménagement d’aires de détentes, de forêts récréatives etc.

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