I- Réforme de l’Etat et bonne gouvernance

Publié le par mpaalger

La réforme des institutions de l’Etat est au cœur de l’action politique du MPA. Aspirant à plus de responsabilité et à une meilleure gouvernance, notre parti veut faire obstacle à toute forme de corruptibilité  de l’appareil de l’Etat en réhabilitant les institutions de la république pour les replacer au centre de la conception et de l’exécution de la décision politique.

Bonne gouvernance

Nous défendrons la souveraineté  de nos institutions politiques et administratives en mettant en place des outils modernes d’aide à la prise de décision publique. Nous proposerons à ce titre des mécanismes opérants pour évaluer les solutions et les corriger selon des critères d’acceptabilité  socio-économiques et sociopolitiques.

Nous tendrons vers une meilleure efficience et une véritable transparence de ces institutions en élaborant des indicateurs de suivi des politiques publiques qui soient performants et accessibles à l’ensemble des citoyens.

Nous ferons de la bonne gouvernance la valeur essentielle de notre action politique et nous l’exigerons dans le fonctionnement de l’Etat, dans ses relations et dans l’exécution de tous ses plans et programmes de développement. Nous ferons également de la bonne gouvernance un pré-requis qui nous permettrait d’assurer la justesse et l’harmonie dans la gestion des ressources économiques et sociales de l’Algérie. C’est pourquoi, nous lutterons inlassablement pour le respect et l’exercice du droit. Nous défendrons la transparence et l’efficacité de la gestion des affaires. Nous ferons de la lutte contre la corruption, une préoccupation majeure et nous agirons toujours pour la promotion de la démocratie et le développement participatif et durable.

Nous sommes également convaincus que la réforme de l’Etat doit être perçue et appréciée comme une dynamique permanente et nécessaire à la modernisation des institutions. Nous militerons pour la maîtrise et la rationalisation des dépenses publiques, pour la qualité et la transparence des politiques publiques et pour la consécration du service public. Nous proposons dans ce sens l’installation d’un organisme indépendant chargé de l’évaluation des politiques publiques et de la gouvernance car nous pensons qu’une démocratie moderne doit faire de l’évaluation des politiques publiques une exigence de chaque instant. Cet organisme identifiera et appréciera les processus de modernisation les plus structurants et accompagnera les institutions dans la mise en œuvre des plans de bonne gouvernance. Il jugera également de l’efficacité des politiques publiques et de leurs impacts auprès des publics concernés et légitimera ainsi l’action administrative.

Les réformes ainsi engagées et suivies par cet organisme, contribueront à garantir la continuité, la performance et l’adaptabilité du service public.

Décentralisation

Les contraintes qui pèsent sur le développement local sont nombreuses et les plus importantes découlent de la non contribution active des entités territoriales. Nous pensons qu’il est temps que la dynamique territoriale soit basée sur l’administration et les ressources locales.

A ce titre, nous proposons d’inscrire une grande réforme de la décentralisation qui impliquerait de profondes mutations dans la vie publique locale et dans la logique de l’organisation territoriale. Nous mettrons en œuvre un nouveau modèle de gouvernance pour transformer notre système institutionnel et politique centralisé  en un système parfaitement décentralisé et libéré de toutes les résistances qui l’empêcheraient de s’adapter pleinement à cette nouvelle logique.

Nous dessinerons des relations moins complexes entre l’Etat et les territoires et ferons de la diversité  des situations socio-économiques de nos régions et de leurs particularités géographiques très variées un atout dans le fonctionnement décentralisé. 

Nous proposerons des mécanismes pour garantir une articulation harmonieuse des rôles entre les institutions de l’Etat et les administrations décentralisées qui seront investies de compétences toujours plus nombreuses. Nous engagerons différentes étapes dans la décentralisation en associant systématiquement les élus locaux et en encourageant l’autonomie régionale en contrepartie d’une plus grande responsabilité. Nous engagerons aussi des réformes qui toucheraient aussi bien les conditions d’exercice des mandats locaux que les aspects financiers et fiscaux.

Adoptant résolument une démarche pragmatique, nous proposerons une organisation territoriale adaptée  à la diversité des territoires et des situations qui tienne compte de la répartition optimale des ressources et des compétences entre les différents niveaux de collectivités territoriales pour que la mission de service public soit garantie pour chaque citoyen et pour une meilleure efficience de l’action publique locale.

Nous pensons aussi que la modernisation de l’action publique locale ne doit pas opposer qualité de service et réduction des coûts. La performance est aussi une valeur du service public. Elle nous permettra de rendre la péréquation moins couteuse et plus juste. Elle nous permettra surtout de réduire les inégalités entre les régions et de mettre en place un plan spécial en faveur des zones sensibles comme le grand sud et les régions frontalières.

Attentes citoyennes et administrations

La pertinence de la gouvernance décentralisée sera un moyen de garantir un équilibre et une solidarité entre les différents espaces qui structurent notre pays. C’est effectivement au niveau local que se jouent les équilibres qui détermineront la cohésion de la société en rapprochant des citoyens des lieux de prise de décision. Le principe de proximité est au cœur de notre projet de décentralisation que nous voulons concilier avec une  approche structurante du territoire apte à conduire des grands projets qui donnent de l’avenir à la jeunesse. La décentralisation permettra de traiter efficacement des politiques sociales, de logement, de transports, de création d’emplois et de développement économique. Elle permettra en somme de mieux garantir la prise en charge des besoins de proximité des citoyens et des spécificités  des territoires, mais aussi la cohérence de l’action publique. C’est également la décentralisation qui fera des collectivités locales des acteurs publics majeurs, associés aux décisions et aux projets essentiels pour la modernisation et le dynamisme des territoires.

La décentralisation est par ailleurs un processus profondément démocratique qui permet aux citoyens de participer activement à la vie locale et de se forger ainsi un destin commun. Le citoyen sera ainsi impliqué dans la consécration de la bonne gouvernance. Nous proposons de mettre en place un système d’écoute sociale et un service de veille qui sonderait les attentes et préoccupations citoyennes. Nous militerons également pour humaniser les relations entre les institutions et les citoyens en modernisant la fonction publique et en mettant en œuvre un plan national de lutte contre la bureaucratie.

 4.     Société  civile

La société civile doit être engagée dans les processus de prise de décision, étant la mieux placée pour détecter les besoins des populations en termes d'aide au développement. Nous favoriserons et renforcerons le dialogue entre l’Etat et la société  civile et nous nous engageons à l’impliquer dans la formulation, la mise en œuvre et l'évaluation des politiques publiques aux niveaux national et local, sur la base des valeurs essentielles de dialogue, de négociation et de partenariat.

Nous militerons également pour lutter contre tout ce qui entrave la participation des organisations de la société civile au développement et favoriserons l’implication de l’élite et du génie algérien dans la prise de décision. Pour ce faire, nous favoriserons l’approche participative et moderniserons les institutions publiques locales de façon à ériger les cadres de concertation locale autonomes en un véritable contre-pouvoir.

Nous systématiserons également l’évaluation périodique des politiques publiques locales par le renforcement des attributions des chambres régionales des comptes.

Justice et séparation des pouvoirs

Nous lutterons sans cesse contre toutes les discriminations et nous nous appliquerons à construire un Etat de droits. C’est pourquoi, nous nous engageons à d’abord, rétablir l’autorité de l’Etat. Un Etat souverain garant des libertés et des droits. Nous nous engageons aussi à garantir la séparation des pouvoirs pour lutter contre l’arbitraire et empêcher les abus.  Nous consoliderons enfin l’indépendance de l’autorité  judiciaire 

Publié dans Programmes

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